Le projet de restauration

La préservation et de la valorisation du patrimoine de Rabastens est un pilier de la politique de la ville de Rabastens. Cette volonté passe obligatoirement par la nécessaire restauration du patrimoine et donc par le lancement de nombreux chantiers dans la ville. Depuis 2014, le plus important d'entre eux concerne celui de l’édifice phare du patrimoine rabastinois :    

L’Eglise Notre Dame du Bourg qui surplombe la ville...

Pour ce faire, et avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles, la Mairie de Rabastens a commandé deux études. La première de celles-ci concerne le bâti. Dirigée par un architecte du Patrimoine, elle a permis d’évaluer l’ensemble des besoins requis par une restauration complète de l’édifice, dont la dernière date de 1860.

Il ressort de cette étude que l’édifice, bien qu’entretenu dans son ensemble, souffre de ne pas avoir bénéficié depuis plus de 150 ans d’un plan de restauration global tant sur la maçonnerie que sur la charpente, la couverture, les vitraux, les menuiseries et le mobilier. De nombreuses zones sont en souffrance, d’autres en péril. L’ensemble des travaux à prévoir ont été listés et ventilés sur quatre ans à partir de 2018.

La seconde étude commandée à une conservatrice-restauratrice de décors peints et sculptés monumentaux avait pour objectifs, d’une part, d’authentifier les décors peints de l’édifice, et d’autre part d’évaluer leur état de conservation ainsi que les interventions de conservation et de restauration à entreprendre.

Concernant les décors médiévaux, ceux-ci ont été peints au XVème siècle puis oubliés sous plusieurs couches de badigeons de chaux (redécouverte et première restauration par l’artiste peintre Joseph Engalière de 1860 à 1863). Lors de cette restauration, les décors ont été dégagés puis restaurés sur la totalité des élévations intérieures du chœur, de la nef et de certaines chapelles du chœur. D’autres peintures figuratives sont ajoutées dans les autres chapelles du chœur, dans le style et en harmonie avec celles déjà restaurées. Ensuite, à la fin XIXème siècle, d’autres décors peints ou d’autres reprises ponctuelles des décors existants sont réalisés selon les transformations des aménagements intérieurs et des chapelles du côté sud de la nef. Au XXème siècle, on découvre un ensemble peint gothique sur les élévations de la chapelle Saint-Roch de la nef, il sera dégagé et restauré en 1973.

Au XXIème siècle, lors de la restauration de l’orgue, les peintures murales de la tribune sont aussi restaurées en 2009. Des vestiges de peintures médiévales non restaurés sont conservés encore sous des badigeons sur les élévations d’une autre chapelle de la nef, Saint-Eutrope. L’étude diagnostic a attesté la complexité de ces décors peints superposés ou juxtaposés, de nature, de style, d’iconographie différentes. Elle a également révélé que la grande majorité des décors peints sont en très mauvais ou mauvais état et doivent faire l’objet d’interventions de conservation selon des protocoles bien définis et validés. Il s’agit de plus de 3500m2 à sauver et à restaurer, très peu de zones sont en bon état. Les travaux de restauration devraient permettre la mise en valeur cet ensemble de décors peints, magnifique et exceptionnel par son étendue, sa richesse iconographique et sa palette colorée inédite. Ils racontent des histoires, et en particulier celle de Rabastens et son pays.

Arrivés jusqu’à nous, nous devons tacher de transmettre tous ces décors en effectuant les travaux nécessaires à leur conservation et à leur préservation, soit plus d’un siècle et demi sans travaux d’envergure après la « grande restauration de 1860 ».

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